Le blog de LeClochard

03 octobre 2007

Notes du soir

  Hier, alors que j'assistais à une réunion, je me suis mis à observer -plutôt que de dessiner de jolis dessins au hasard du stylo comme d'habitude- les gens. Je me figurais, dans l'ennui de ces discours vains et impersonnels,  les personnes telles qu'elles seraient plus tard. C'est un exercice très divertissant que d'imaginer les traits futurs de la vieillesse sur le visage, ou même le crâne dissumulé sous la peau.

  Je ne fréquente pas régulièrement les blogs et ceux de mes collègues m'amusent. Leurs anecdotes sont d'une petitesse sur notre métier que je préfèrerais qu'ils se taisent. Ils confirment mon opinion.

  L'autre jour, un gamin est venu me dire: "Vous savez, Monsieur, je vous aime bien." Il est rare que l'on fût aussi vrai avec moi et bêtement, je lui ai répondu. "Pourvu que ça dure alors." Pouvais-je lui dire que je l'avais à peine remarquer ?

   

 

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22 septembre 2007

Il n'est jamais trop tard...

    Eh bien! il y a longtemps que je n'avais publié ici. C'est vrai que je préfère lire qu'écrire et que même si j'ai autant de plaisir dans une activité comme dans l'autre, une certaine paresse et pudeur m'interdisent de trop donner dans ce domaine. Je crois que j'ai aussi trop d'estime pour les Anciens. (je sais aussi l'importance des mots) J'ai toujours le souvenir d'eux.  Je sais que je ne serai jamais aussi bon et acide  que Saint Simon -en passant: sa façon intense et pulsionnelle d'écrire est souvent prise pour un mensonge, par erreur  ; il a compris que la fausseté des êtres ne peut être rendue que par l'outrance. Je dois tracer ma voie malgré la vie, mon travail, ma passivité. Je sais que ce n'est pas un modèle mais sa puissance, je la reconnais chez tous les grands. Chacun s'est développé et comme un arbre, selon la variété, le milieu et les conditions, y a pris sa forme propre. (j'adore cette idée : nous sommes comme des arbres.) 

  J'ai bien lu cet été les oeuvres au programme et je dois avouer m'être ennuyé par intermittence en lisant Gracq. Je n'en ai pas honte. Ce n'est pas un officiel (je veux dire un intouchable comme ceux que tout le monde connaît); je dirai même qu'il sert plutôt de signe de ralliement aux précieux. Je n'arrive pas à comprendre qu'un livre où les descriptions diluent à l'envi le récit sans qu'il y ait jamais de réflexions, d'analyses plaisent. Ce doit être le charme de poétique de Balcon en forêt: de longues pages où il s'agit de restituer une atmosphère pour elle-même, comme une soumission du héros à la nature, aux espaces où il se trouve. Le temps semble se suspendre et après un nombre incroyable de pages, on ne sait plus, s'il est passé une semaine ou trois mois. Heureusement pour le lecteur qu'il y a des saisons pour lui indiquer là, c'est l'hiver, là, l'automne. A vrai dire, je suis injuste: l'absence de morale claire me plaît bien. J'aime que les choses parlent par elles-mêmes dans un livre. Je trouve ça plus subtil. Et puis, je ne me sens pas éloigné d'un type qui aime la nature, même si ce n'est pas la mienne. Je le soupçonne d'être un idéaliste: le genre de personne qui écrive pour l'éternité. "Là, je vous donne mon perfection à moi. C'est la forêt de toujours. C'est l'attente absolue telle que l'humain peut la vivre dans ce lieu." Ca expliquerait que cette guerre qu'il repousse au maximun fasse une sorte de contre-point distant et seulement final dans son bouquin. D'ailleurs, de mémoire, un détail m'a étonné chez lui: son goût pour les mots rares. Comme ces amateurs de jardin qui publient dans les magazines, des poèmes ou des descriptions en hommage à leur plants de tomate à la rondeur parfaite, à leur glycine à la floraison grappuleuse ou à leur vigne vierge dont le feuillage rougoie merveilleusement au soleil couchant de l'automne, Gracq prend plaisir à parler du "scion du châtaignier" sur lequel le soldat blessé se repose.

  Je ne suis pas sûr d'être prêt pour les écrits et encore moins les oraux. J'ai fait des explications de texte. J'ai pris des notes. Mais tout cela me semble futil. Je comprends que les ambitieux, ceux qui ont des soucis pécuniaires ou qui s'ennuient cherchent absolument à l'obtenir. Mais je ne suis pas poussé par ces motifs. Pour moi, c'est une sorte de défi qui m'oblige à lire des livres -que je n'aurais pas ouverts d'ailleurs pour certains- sérieusement. 

  J'irai cependant jusqu'au bout: Carine m'a écrit qu'elle préfèrait ne pas se présenter, mais qu'avec moi, elle vivrait par procuration ce concours.  J'espère ne pas être trop humilié par les notes. Croyez-moi, lecteurs, je n'exagère pas.  Dans ce genre de concours, on n'hésitera pas à donner une note basse si ce que je propose n'est pas "à la hauteur". (En passant: il y a une chose que j'ai découverte en devenant professeur. Lorsqu'on donne une note, cela ne signifie nullement que soi-même, on ferait mieux que le candidat qui vous soumet son travail, on donne simplement une appréciation par rapport à un modèle idéal que l'on a en tête. C'est une petite consolation.)

  Cet après-midi, j'ai vu Vingt-huit semaines plus tard au cinéma. Je suis toujours aussi fasciné par ces films qui exposent la fin du monde -de l'humanité, je veux dire- par un anéantissement des hommes par eux-mêmes et par leur faute (je me souviens de la phrase du prêtre à la télévision dans L'Armée des morts: "Quand il n'y a plus de place en enfer, les hommes reviennent sur terre." Phrase d'ailleurs incroyablement vraie si on l'applique à notre situation présente: l'enfer, c'est de vivre sur terre parmi les hommes).

(En passant, je m'interroge: comment peut-on qualifié un mort-vivant de "mort" dans la mesure où il peut ne plus manifester les signes de la vie ? si un tel être peut être qualifié de vivant, que signifie une existence où il n'y a ni reproduction possible, ni création, ni échange mais une existence animée par l'unique but de manger ?  vivent-ils éternellement s'ils ne trouvent plus rien à manger ?...)

  Enfin, dans ce film, il est question d'humains contaminés par un virus qui les pousse à s'entre-dévorer. L'homme est un loup pour l'homme, dit-on.

  Maintenant que j'y pense, je crois que le plaisir que j'y trouve, est contenu dans cette vision de Londres déserte qui laisse penser : l'humanité disparaîtra-t-elle un jour par sa faute ?

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01 juillet 2007

Le Misanthrope

Merveilleuse après-midi avec Carine au théâtre; avons vu Le Misanthrope; elle, arrivée en retard et en courant, avait les billets. Presqu'en colère jusqu'à ce que je la revoie. Avons attendu un quart d'heure avant d'entrer car nous devions pas interrompre le monologue d'introduction (!); avais l'impression qu'on ne s'était pas quittés depuis longtemps. Ai pensé : j'aurais aimé qu'elle soit ma soeur. Jamais blessante dans son ironie. Toujours proche et simple. M'a amusé, lorsqu'elle croyait que le Misanthrope faisait partie des oeuvres de l'écrit. Alceste, un fond tragique que je n'avais pas remarqué à la lecture. Mes passages préférés: lorsqu'on parle d'Alceste et qu'il n'est pas là (en particulier Célimène le décrivant pour le rendre acceptable à la face du monde représenté par les Marquis). Le moment où il abandonne son idéal de sincérité pour être aimé, où il désire l'illusion pour l'amour ("je m'efforcerai de..."): il désire être l'autre qu'il déteste. L'insupportable langage mondain des marquis. Parfois, des passages difficiles à saisir: une oeuvre qui s'obscurcit par la faute de sa langue et de ses enjeux. Je suis étonné que tant de gens viennent encore au théâtre voir une pièce comme ça. Alceste: Je me demande si son caractère n'est pas intemporellement ridicule. Il faudra que je lise Ménandre, Shakespeare et Hofmannsthal.

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20 juin 2007

Amie

  Je viens de recevoir des nouvelles de Karine. Il y avait bien une semaine qu'elle ne m'avait pas écrit. Bon, je dois avouer que j'avais un peu tarder à lui répondre. Mais, cette fille, je l'adore. Elle fait partie des rares personnes grâce aux lesquelles je me sens moins seul. Je ne veux pas dire qu'on pourrait ne plus se passer l'un de l'autre. Disons qu'on s'est attaché par affinités. Nous avons une sensibilité proche. Sans doute est-elle plus traditionnelle et moins ironique que moi, mais je la trouve si attachante. Je me souviens de la fois où on s'était promené au château de Versailles. Elle devait à un moment donner le sein à son bébé. Elle ne voulait pas qu'on la vît. Alors je lui ai prêté ma veste. J'ai été touché de sa pudeur et je me suis éloigné. J'ai réfléchi: qui aurait pu deviner il y a moins d'un an que je serai ce jour-là avec elle à discuter avec quelqu'un comme elle ? J'ai déambulé jusqu'aux tulipiers de Virginie: en les apercevant soudain si grands après des allées couvertes de buis, ça m'a époutoufflé. Leur immensité, j'imaginais qu'elle serait un jour celle du mien. L'idée qu'il vivrait au-delà de ma vie me revenait. Je les admirais. Et j'ai repensé à elle. Je me faisais peu à peu à notre relation - on n'avait rien à se devoir, ni rien à gagner. Réellement, tout ça est gratuit (sauf les tartes aux pommes que j'avais apportées pour dessert ce jour-là et que j'avais achetée dans une excellente boulangerie !). Les choses pourraient s'arrêter sans qu'il nous en coûte quelque chose. Elle aurait pu ne pas être de mes familiers et moi des siens.

  Maintenant, je sens que ce n'est plus tout à fait le cas. Elle m'est si sympathique que je ne me séparerais pas d'elle sans tristesse. 

  Dans son message, elle m'expose la façon dont elle voudrait qu'on prépare l'agrégation. On se partagera les livres de critique et on prendra des notes l'un pour l'autre. Je lui avais suggéré qu'on pourrait s'entraîner chaque semaine en faisant une explication de texte ou un plan de dissertation. Cette idée lui plaît. Je pense qu'on se fera une nouvelle promenade dans les jardins du château bientôt et commencer à parler des oeuvres.

 

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19 juin 2007

Des papiers

Comme l'élève sérieux, je viens d'acheter des pochettes -une par livre- et des feuilles -grandes et à petits carreaux. Il y a longtemps que je ne l'avais pas fait. Depuis la belle et lointaine époque où je n'étais qu'un modeste étudiant, en fait. Depuis que j'ai quitté la fac, ce n'a été que pages blanches, feuilles volantes, brouillons et petits carnets. Je ne veux pas dire que ça ne comptait pas, mais c'était de l'éphémère ou du superficiel. En plus, j'ai pris aussi l'habitude de taper sur l'ordinateur mon travail qui devait me servir plus tard. Alors, dans tout ça, la seule chose écrite à laquelle je tiens encore, c'est le petit carnet jaune où je consigne les dates de plantation de mes arbres avec leurs noms.

(maintenant que j'y pense, il y a eu aussi les lettres. J'avais failli les oublier...oui...c'est vrai... sauf que...de toutes façons... elles n'étaient pas pour moi.)   

  Je vais m'en servir surtout pour les devoirs car je n'aime pas écrire toutes mes pensées. Je préfère annoter les livres.

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13 juin 2007

Beautés naturelles

  Une mauvaise habitude: je suis si curieux qu'il m'arrive de commencer un livre sans avoir fini le précédent. J'ai conscience que je devrais me discipliner. Je n'ai pas fini les Salons de Diderot que j'ai pris avec moi pour voyager Un Balcon en forêt de Garcq. J'avais l'idée qu'il me fallait le lire librement. Je me disais que je serai de toute façon obligé de recommencer.  Que j'allais peut-être mieux le découvrir. Qu'il allait devenir plus familier.

Je commençais sa lecture négligemment. C'est un type qui prend le train pour sa caserne. Il traverse la campagne. Il arrive à sa caserne on lui donne je ne-sais-quoi et il finit par rejoindre sa chambre. On lui parle et il ne comprend guère de choses.  Il n'est pas sot. Il lui vient des idées mais aucun dialogue. Je ne trouvais rien de ce qui aurait satisfait mon humeur. Ce qui restait, c'était cette impression de blanc qui allait de la couverture aux pages et qui s'était retrouvé dans ce brouillard soudain levé avant que je descende du train. Cependant, je pensais: "Pourrais-je, comme lui, décrire ce trajet en train?" -c'était si soigné-. Je la laissais en suspens.

A midi, je repartais. Je traversais Verneuil, et d'autres petites villes calmes quand j'y repensais. C'étaient des maisons bourgeoises du début du siècle dernier. Chacune avait son grand saule et sa vue sur la Seine.  Elles me rappelaient Gracq. C'était le genre de lieux qu'il aimerait. Tout semblait  si calme.

Je reprenais les mêmes pages: "Depuis que son train avait passé les faubourgs et les fumées de Charleville, il semblait à l'aspirant Grange que la laideur du monde se dissipait..." Bien sûr, c'était pas tout à fait ça. Chez lui, c'était la nature pure qu'il cherchait à retrouver. Les maisons simples, c'était déjà trop. "il s'aperçut qu'il n'y avait bientôt plus une seule maison." Mais tout de même. Que cet écrivain est loin du monde moderne, me disais-je. Ce n'est pas un classique, c'est un ancien. J'ai eu beau relire ces pages: pas une marque d'ironie. C'était la beauté de la nature qu'il cherchait à faire passer auprès du lecteur comme une évidente référence.  Dès que le héros arrivait près d'habitations, c'était de nouveau un univers repoussant: "les ronces de la guerre, son odeur de terre écorchée, son abandon de terrain vague, déshonoraient déjà ce canton intact de la Gaule chevelue."

Arrivé à la gare Saint Lazare, j'ai revu les entre-croisements de rails bruns et lumineux, les bâtiments au loin à l'abandon, les lignes de cathéters qui se croisent librement, les herbes folles qui poussent en touffes vertes dans le ballaste, les fougères qui conquièrent  les grandes murailles noires. Voilà, cela me plaisait. J'avais compris.

  L'idéal de Gracq ne me allait pas. Il cherchait à me rendre sensible une nature rassurante et éternelle. Et je trouve que c'est ce qu'il y a de plus attendu, de moins riche. J'ai l'impression que c'est celle que l'on désire et qui n'existe guère qu'il veut nous donner. Bien sûr  à vélo ou en promenade j'adore découvrir une campagne verdoyante et sans habitation; j'apprécie d'imaginer que je me trouve sur une plage comme le premier homme; mais je préfèrerais dans un livre trouver quelque chose de provoquant. J'aime ce qui est marginal, les lieux abandonnés, les usines délabrées, les voitures en morceaux, les maisons minables aux volets barricadés,  les choses qui se décomposent  dans l'humidité.  Si jamais on me parlait de nature, je l'aimerais exubérante comme du lierre ou une vigne sauvage, sombre comme le fond d'un puits, hostile comme les eaux croupissantes d'un marais, sombre comme une forêt de conifères, sèche comme les foins moissonnés prêts à s'enflammer, inquiétante comme un lac glacé de montagne. S'il y avait du vent, je voudrais qu'il soit asséchant ou qu'il use.

  De plus en plus je ne crois pas qu'il décrive la nature telle qu'elle est. Il l'a transformée pour en faire une sorte de refuge contre le monde des hommes. Je reprendrai sa lecture demain. Peut-être que mon intuition sera contredite par les prochaines pages. J'aimerais tant y trouver autre chose.

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07 juin 2007

Il n'y a pas de petits sujets.

Le saviez-vous ?

En cette grise et chaude après-midi de juin, après un long moment à corriger des copies, dans le calme de la bibliothèque universitaire, près de trois postulants qui composaient (pour quel examen?), j'ai feuilletté avec plaisir un livre de poche fait des meilleurs articles écrits par l'un des auteurs au programme : Diderot. Je connaissais l'Encyclopédie par un petit exemplaire bon marché que je n'ai jamais fini -mais ce genre de bouquins sont-ils faits pour être lus en entier? Celui-là m'a beaucoup plu : j'y ai découvert que cet admirable penseur avait consacré quelques pages au Beurre et à une pâtisserie ! Diderot dissertant sur ce genre de sujets... Je n'arrive pas à y croire. Comment cette idée lui est venue? Comment l'a dit-il à ses amis? S'agit-il d'une plaisanterie? d'un défi manqué ?

                                                          DiderotVanLoo

                                             Diderot rédigeant son article "Beurre" peint par Van Loo

     Message particulier pour Oriane: Je peux te l'envoyer pour relever le niveau culturel de ton blog. :)

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03 juin 2007

Présentation...

Voilà je crée mon blog. Ou plutôt je lui donne naissance. Contrairement à ce que suggère le titre, il ne s'agit pas du journal de bord d'un marginal qui exposerait à ses contemporains les façons de survivre dans un environnement urbain. Ce nom, c'est celui que je me suis déjà inventé pour internet. Certains y ont vu de la provocation: croyez-moi, il ne faut y voir aucune malice. Rien dans mes paroles n'évoquera la folie immobilière qui s'est emparée des gens depuis quelques années et des misères que je ne cotoie pas.

Soyez tranquille: mes discours ne visent nullement à déranger ou à changer vos opinions. Non pas que j'ambitionne de vous entretenir des dernières recettes que j'eusse pu trouver, expérimenter et apprécier: tant de blogs le font déjà et je vous invite à les consulter, si votre curiosité est toute alimentaire. Non pas que je cherche à vous exposer mes sentiments sur telle ou telle chose que tout le monde peut avoir vue ou vécue en telle ou telle circonstance; non pas que je souhaite deviser avec vous de la justesse de ce que je dirai: je n'ai le souci de plaire -et encore -qu'à ceux qui me connaissent et que j'apprécie. Je me proposerai modestement de vous raconter mon parcours, mes lectures et ce que je vois ou j'entends principalement jusqu'à ce que j'obtienne l'agrégation de lettres.

Pour ceux qui l'ignoreraient l'agrégation est un concours. Autrement dit, pour l'obtenir, il ne faut pas être bon, mais le meilleur des participants. Et je ne sais pas si j'en ai les qualités à cette heure. Je suis si ordinaire. Ce que je sais, c'est je désire l'avoir. Je n'ai pas envie de m'étendre sur les raisons qui me poussent à y participer - privilège de l'auteur sur le lecteur ! J'attendrai qu'elles soient plus claires.

                                                        Des_livres                                             

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